La presse s'en est largement fait l'écho : après plus de 5 ans de développement, Microsoft a commencé à fournir son nouveau système d'exploitation aux constructeurs depuis le mois de novembre ; les utilisateurs en disposeront dès janvier sur leurs nouvelles machines.
Quels sont les faits marquants de ce lancement ? En résumé, rien de révolutionnaire, beaucoup de déception pour ceux qui avaient suivi de près la roadmap et cru ses promesses, et une course effrénée pour rattraper MacOS X, qui plait de plus en plus au grand public.
Quelques faits :
- De nouvelles fonctions (voir par exemple "les 20 raisons d'adorer Vista") : un présentation plus jolie, une sécurité renforcée (protection d'IE, firewall renforcé, gestion des comptes utilisateurs, antispyware intégré, popups d'alertes plus nombreuses...), l'allumage/extinction, optimisation de l'accès eux données et applications le plus souvent utilisées, la couche graphique Avalon facilitant le développement d'applications, des fenêtres qui volent en 3D, un moteur de recherche de fichiers, un gestionnaire de photos, Une restructuration des répertoires (adieu Documents and Settings)...
- 5 versions, de 200 à 500$ (prix estimés avant lancement).
- Des exigences matérielles importantes, pour bénéficier de toutes les fonctions ; environ le double des minima requis pour XP et une bonne carte graphique pour bénéficier des effets "Aero".
La presse ne s'est pas privée de scruter les moindres défauts de Vista, tant il est vrai que les 850 millions de Windows dans le monde sont devenus indispensables à sa bonne marche : 
- SQLServer ne fonctionne pas encore sur Vista. Zune, le "tueur d'ipod" sorti par Microsoft il y a quelques semaines, non plus.
- "Vista a mis l'accent sur la sécurité comme aucune autre version de Windows auparavant". Sourire.
- Le stockage des fichiers devait faire l'objet d'un "nouveau paradigme", reposant sur SQLServer, sous le nom de WinFS. Abandonné pour cause de performances décevantes.
- Un modèle de sécurité qui semble exclure de fait les fabriquants d'anti-virus et d'anti-spyware. De toute façon, Vista n'en aura pas besoin.
- Le menu de fermeture contient 7 options et a couté plusieurs millions de dollars à réaliser : une anti-leçon de management logiciel et une explication des 5 années de développement.
Conclusion, comme pour XP il y a 5 ans : SoftChoice juge que les entreprises ne sont pas prêtes pour Vista et qu'il est donc urgent d'attendre.