Pour ce centième billet sur AlcionTech (hé oui, déjà), coup de projecteur sur la question du stockage (ce n'est pas que le blog prenne tant de place que ça...) qui arrive sur le devant de l'actualité.
L'affaire arrive par le biais des SSD, ou "Solid State Drive", qui désigne le stockage en mémoire flash (Solid State = Silicium, par opposition aux disques magnétiques). Vous voyez les tailles de carte mémoire (pour appareils photos, baladeurs numériques) augmenter et les prix chuter. Apple fait cohabiter, à des prix comparables, des modèles d'Ipod à disque dur ("classic"), et des modèles à mémoire flash, à des prix comparables, aux capacités nettement moindres (10x), mais ayant l'avantage de la solidité (aucune mécanique) et de l'économie d'énergie (et donc autonomie).
Récemment, on voit aussi arriver des SDD au format IDE ou SATA, permettant de prendre la place d'un disque dur sans autre forme de procès, avec les avantages de la mémoire flash. Il lui faudra cependant quelques années avant de détrôner les prix des disques durs, à stockage égal. Différents fabricants d'ordinateurs portables ont sorti des modèles avec 16 ou 32 Go de disque SSD, avec un surcoût notable.
Nous allons être impactés dans nos façons de faire du logiciel. Assez vite, nous aurons à disposition des média de stockage nettement plus rapides, qui accélèreront de façon importante les accès aux données. On n'arbitrera plus de la même façon les choix d'architecture relatifs à la persistance, aux caches, etc.
Le modèle figurant sur la photo, de ioFusion, sur port PCI-Express 4x, offre des performances hénaurmes (600Mo/s à l'écriture, 800Mo/s à l'écriture, soit 10 à 20 fois plus qu'un disque dur magnétique, comparable à la vitesse de la RAM) grâce à l'écriture en parallèle dans les différentes puces de la carte. Existe en 80Go au prix de 2400$.
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jeudi 11 octobre 2007
Stockage : la révolution du SSD, le disque sans disque
Par Olivier ASTIER le jeudi 11 octobre 2007, 16:00
mercredi 6 décembre 2006
A la recherche du portail ultime
Par Olivier ASTIER le mercredi 6 décembre 2006, 15:02 - Visibilité internet
Le portail ultime ? Capable de fournir à chaque employé les applications dont il a besoin, sur son bureau. En prenant en compte la gestion des droits, et un déploiement totalement managé, particulièrement adapté aux grandes flottes.
C'est en tout cas l'a vision d'IBM qui vient de lancer, via sa filiale Lotus, le framework "Expeditor" pour assembler tout type d'IHM, a priori dans un contexte Windows, et reposant sur Eclipse et Websphere.
La concurrence ? Est clairement visé Microsoft, dont la nouvelle technologie Avalon/XAML, devenant dans l'ère Vista la couche de présentation de .NET, pourrait prétendre à l'ubiquité, sinon à l'universalité.
Une fonction originale de ce remplaçant de Websphere Everyplace : la capacité d'assembler des portlets (JSR169) qui tournent directement sur le poste client et fonctionnent donc en déconnecté... à condition de disposer de 512Mo de RAM. Et bien sûr, ça tourne également sur Linux.
jeudi 23 novembre 2006
Java et le temps réel
Par Olivier ASTIER le jeudi 23 novembre 2006, 15:36 - Visibilité internet
Java est enfin devenu compatible avec les applications temps réel. Le principe du garbage collector empêchait en effet une exécution prédictible, capable de garantir des temps de réponse sous un délai imparti. Aujourd'hui, l'implémentation de référence permet de gérer des lantences quantifiées de l'ordre de 20 microsecondes.
http://java.sun.com/javase/technologies/realtime.jsp
Première étape : la concrétisation de la JSR001, the "Real Time Specification for Java", qui définit des modifications profondes : une API et des ajouts à la JVM. En résumé :
- Deux nouveaux types de threads, dont un ne pouvant pas être interrompu par le garbage collector, et assurant un respect absolu des priorités (ce que l'implémentation standard ne garantissait pas) sur 28 niveaux
- Deux nouveaux espaces mémoire, ne faisant pas l'objet de garbage collection : l"immortal memory", jamais désallouée (prudence !), et la scoped memory (détruite à la sortie du scope). Des fonctions de l'API permettent l'allocation dans ces espaces.
- Deux mécanismes spécifiques aux applications temps réel : la prise en compte d'événements asynchrones ("happenings") et d'un chronométrage à la nanoseconde,
- L'accès direct à la mémoire physique permettant de coder des drivers en java plutôt qu'en C/C++ appelé par JNI. Ici aussi, prudence !
Deuxième étape : la disponibilité de machines virtuelles implémentant cette nouvelle norme. C'est chose faite, nous en avons au moins deux :
- L'implémentation Sun (Java Real Time System ou JavaRTS), sous forme d'add-on au JDK 1.4.1, fonctionnant uniquement sur Solaris/Sparc pour l'instant (la promesse d'autres plates-formes a été faite, avec la limitation que JavaRTS repose entièrement sur les qualités temps-réel de l'OS sous-jacent, Solaris en l'occurrence)
- L'implémentation de TimeSys, qui est lead sur la maintenance de la spécification et auteur de l'implémentation de référence : http://www.timesys.com/java/
Le modèle retenu permet de créer des systèmes complexes nécessitant de la logique temps-réel (réponse en temps imparti) combinée avec de larges portions de code n'ayant pas les mêmes exigences, codées en java "standard".
A noter également des implémentations de corba tirant parti de ces nouvelles propriétés.