Stockage : la révolution du SSD, le disque sans disque
Par Olivier ASTIER le jeudi 11 octobre 2007, 16:00 - Lien permanent
Pour ce centième billet sur AlcionTech (hé oui, déjà), coup de projecteur sur la question du stockage (ce n'est pas que le blog prenne tant de place que ça...) qui arrive sur le devant de l'actualité.
L'affaire arrive par le biais des SSD, ou "Solid State Drive", qui désigne le stockage en mémoire flash (Solid State = Silicium, par opposition aux disques magnétiques). Vous voyez les tailles de carte mémoire (pour appareils photos, baladeurs numériques) augmenter et les prix chuter. Apple fait cohabiter, à des prix comparables, des modèles d'Ipod à disque dur ("classic"), et des modèles à mémoire flash, à des prix comparables, aux capacités nettement moindres (10x), mais ayant l'avantage de la solidité (aucune mécanique) et de l'économie d'énergie (et donc autonomie).
Récemment, on voit aussi arriver des SDD au format IDE ou SATA, permettant de prendre la place d'un disque dur sans autre forme de procès, avec les avantages de la mémoire flash. Il lui faudra cependant quelques années avant de détrôner les prix des disques durs, à stockage égal. Différents fabricants d'ordinateurs portables ont sorti des modèles avec 16 ou 32 Go de disque SSD, avec un surcoût notable.
Nous allons être impactés dans nos façons de faire du logiciel. Assez vite, nous aurons à disposition des média de stockage nettement plus rapides, qui accélèreront de façon importante les accès aux données. On n'arbitrera plus de la même façon les choix d'architecture relatifs à la persistance, aux caches, etc.
Le modèle figurant sur la photo, de ioFusion, sur port PCI-Express 4x, offre des performances hénaurmes (600Mo/s à l'écriture, 800Mo/s à l'écriture, soit 10 à 20 fois plus qu'un disque dur magnétique, comparable à la vitesse de la RAM) grâce à l'écriture en parallèle dans les différentes puces de la carte. Existe en 80Go au prix de 2400$.